Autres journaux :

vendredi 1 mai 2015 à 10:21

Nouvelle contribution (Culture)

De notre ami et puits de culture : Electron libre !



Un message du fidèle parmi les fidèles, nous voulons parler de notre ami « inconnu » : Electron Libre.

 

Ami qui nous réglale, une fois encore mais jugez-en plutôt par vous-même :

 

« Bonjour Chers Rédacteurs et Lecteurs Bourguignons !

 

 

Comme promis dans mon message publié sur votre site le 16 Mars dernier …

 

 

De retour de Boston , je mets donc à profit quelques minutes de répit pour compléter mon commentaire sur Einstein … 

 

 

Mais …Partant du constat assumé que je n’ai pas le talent du romancier , pas plus que la compétence du biographe , je ne vous parlerai donc pas de son enfance , qui somme toute , fut assez heureuse et au cours de laquelle on lui découvrit un don certain pour la musique (il fut un violoniste de grand talent) .

 

Je n’aborderai pas non plus la légende qui prétend qu’il s’intéressa à la science en jouant avec une boussole !

 

Le petit Albert n’était pas un très bon élève … il avait même , contrairement à ce qu’on peut lire dans beaucoup d’articles de vulgarisation , de sérieuses difficultés en Mathématiques … qui l’ont malheureusement suivies tout au long de sa vie … mais de cela , je ne parlerai pas !

 

Pas plus que je n’aborderai son passage à l’école Polytechnique de Zurich , où il y rencontra la brillante et seule jeune femme de sa classe : Miléva Maric , qu’il épousa , à qui il fit trois enfants et dont il exploita les talents de mathématicienne à outrance !

 

Miléva aurait pu , à l’image de Marie Curie , connaître un destin fabuleux , si elle n’avait pas été réduite à la fonction d’épouse soumise et totalement dévouée à la cause de son génie de mari !

 

Plus tard , le « marketing » Américain , trop heureux d’avoir enfin « récupéré » le génie , minimisera le rôle joué par cette femme dans les travaux du savant et présentera Einstein comme un humaniste désintéressé . Il était avant tout , un profond « asocial » qui n’a jamais manifesté beaucoup d’empathie envers sa famille et ses proches .

 

Bien … vous conviendrez avec moi que tout ceci n’a pas grand intérêt , si ce n’est pour un grand public de néophytes épris de romanesque ou pour de vils complotistes désireux de casser le « Mythe » !

 

 

Voyons le sujet sous un autre angle … pour cela , révisons d’abord quelques fondamentaux !

 

L’ensemble des phénomènes physiques connus s’expliquent à partir de quatre « Forces » dites « fondamentales » .

 

Deux d’entre-elles nous sont coutumières : La « Force de Gravité » , qui incite nos tartines à toujours s’écraser sur un carrelage fraîchement lavé plutôt que de les diriger vers le plafond et la « Force Electromagnétique » qui relie le magnétisme , l’électricité et la lumière !

 


Les deux autres ne s’exercent qu’au niveau subatomique : La « Force Nucléaire Forte » qui régit la cohésion des noyaux atomiques et la « Force Nucléaire Faible » qui intervient dans les processus de fission .

 

Si la physique appliquée s’en satisfait pleinement , il n’en va pas de même pour la physique théorique qui n’a de cesse de vouloir « unifier » ces forces afin de mieux les expliquer et les comprendre .

Au début du 20ème siècle , la théorie de la gravitation de Newton établie depuis plus de 200 ans , reste le modèle incontournable quant à l’explication qu’il nous donne de l’univers . De nos jours , il suffit encore largement pour permettre aux mathématiciens et aux astrophysiciens d’envoyer des sondes dans l’espace et de réussir à poser un petit robot sur une comète .

 

Affinée au fil du temps par des physiciens ou mathématiciens tels que Clairaut , Laplace , Lagrange , Poisson et Hamilton , vérifiée de façon spectaculaire par les astronomes Adams et Le Verrier lors de la découverte de la planète Neptune , la théorie de Newton , ayant prouvé sa validité , n’avait donc aucune raison d’être remise en cause .

 

Pourtant , Maxwell en 1864 , Lorentz et Poincaré en 1900 envisagent de la modifier pour que les perturbations apportées à une masse se propagent vers une autre comme c’est le cas pour l’électromagnétisme .

 


Leurs travaux n’aboutiront pas .

 

Einstein , quant à lui , pense qu’il faut revoir complètement l’interprétation de la théorie .

 

Selon Newton , la Gravitation est une force qui s’exerce à travers l’espace entre des objets massifs .

 


Pour Monsieur Albert , les objets se déplacent librement dans l’espace-temps sans ressentir la moindre force , en revanche , cet espace-temps voit sa géométrie déformée , courbée par la matière et de ce fait ne suit plus les règles de la géométrie Euclidienne .

 

Autrement dit , Newton ne s’est intéressé qu’au « contenu » , Einstein pense qu’il faut d’abord redéfinir le « contenant » pour pouvoir en expliquer le « contenu » !

 


« Enfantin » disait-il … « A la portée d’un enfant de quatre ans » !

 

 

C’est ainsi , que quelques années après avoir publié sa théorie de la Relativité Générale , Einstein commit ce que l’on pourrait peut-être qualifier de « plus grosse erreur de toute l’histoire de la physique théorique » .

 

En 1915 , Einstein ne croyait pas à la possibilité que l’Univers puisse être en expansion .

 


Il « bidouilla » donc légèrement ses équations pour rendre l’Univers statique en y incluant une donnée inconnue et mystérieuse : « L’énergie du vide » .

 

Seulement voilà … En 1929 , Edwin Hubble en observant le spectre lumineux des planètes , prouva de manière irréfutable que l’Univers était bien en expansion . 

 

 

Einstein remit alors de l’ordre dans ses équations et sans plus d’opiniâtreté en retira « l’énergie du vide » .

 

Ce fut bien là son erreur , car en 1998 , Saul Perlmuttter , Brian Schmidt et Adam Riess , trois Astrophysiciens Américains (prix Nobel de physique 2011) mettent en évidence « l’accélération » fulgurante de l’expansion de l’Univers

 


Pour l’expliquer et la comprendre , ils n’eurent pas d’autre solution que de sortir du placard la mystérieuse constante de « l’énergie du vide » imaginée par Einstein soixante-quinze ans plus tôt !

 

Monsieur Albert n’avait donc pas tort … enfin … ce n’est pas si simple !

 

Quantitativement , on a pu calculer que 73% de l’énergie contenue dans l’Univers était bien cette étonnante « énergie du vide » . On a pu également calculer sa densité qui est de l’ordre de 0.0000000000001 Joules / cm3 ( nombre minuscule qui peut être écrit 10 puissance moins 13 {10^ -13} ) .

 

Les pratiques en cosmologie prouvent donc bien l’existence de cette « énergie noire » .


Là où « ça coince » , c’est quand on essaye de calculer ces mêmes valeurs en partant de la théorie qui , elle , relève de la physique quantique !

 

En cosmologie , l’énergie du vide ou énergie noire , n’est qu’une donnée d’entrée , un paramètre astrophysique que l’on peut mesurer .

 


La physique quantique qui régit l’Univers au niveau microscopique nous explique d’où vient cette énergie et nous permet de la calculer .

 

 

Voyons cela …

 


Si on applique le « principe d’incertitude de Heisenberg » , il n’est pas possible de définir précisément à la fois la vitesse et la position d’un objet dans l’espace .

 

Pour l’expliquer , appuyons-nous sur un problème classique de mécanique bien connu des lycéens de terminale S .

 

On considère une masse « M » fixée à l’extrémité d’un ressort de raideur « K » .

 

En physique classique , le système peut très bien être au repos complet . Posé à plat sur une table , la masse étant dans la position « X = 0 » , à une vitesse « V = 0 » , l’énergie du système est donc nulle !

 

En physique quantique , ce n’est pas possible puisque « X » et « V » ne peuvent pas être précisément et simultanément nuls . 

 

En effet , la position et la vitesse de la masse subissent des petites fluctuations quantiques qui impliquent que l’énergie totale du système ne peut pas être strictement nulle !

 

Dans le vide sidéral , c’est exactement pareil !

 


Prenons par exemple le champ électromagnétique qui comme son nom l’indique associe le champ électrique « E » et le champ magnétique « B » . Tous deux subissent la relation d’incertitude de Heisenberg et ne peuvent donc pas être nuls simultanément .

 


On peut donc se représenter l’énergie du vide comme étant une multitude de petits ressorts situés en chaque point de l’espace et subissant des fluctuations quantiques .

 


C’est « qualitativement » ce qui se passe !

 


« Quantitativement » , c’est autre chose !


Si on applique les principes de la physique quantique en partant de la théorie de la Relativité Générale pour calculer l’énergie du vide , on arrive au résultat surprenant de 10 puissance 107 Joules / cm3 (10^107 J/cm3) , c’est à dire 1 suivi de 107 zéros !

 

Cette résultante est « astronomique » dans sa valeur , voire même « démentielle » !

 

 

Entre la mesure faite en pratique astrophysique et le calcul fait en physique quantique , la différence est de l’ordre de 10 puissance 120 J/ cm3 .

 

Pourquoi l’énergie du vide est-elle si petite en pratique alors qu’elle devrait être si grande en théorie ?

 

 

C’est à cette question que devra tenter de répondre la physique du troisième millénaire … 

 

 

 

Pour terminer , parlons « QI » !

 

160 … c’est le chiffre qui est couramment et abondamment employé pour quantifier la puissance cérébrale de Monsieur Albert …

 


Pourtant , Einstein ne s’est jamais soumis à un seul test ! Il s’est toujours opposé avec force à la moindre demande des psychiatres !

 

 

Son QI n’a donc jamais été testé !


Alors d’où vient donc cette idée reçue qui est relayée par « presque » tout le monde ?

 

Hé bien , tout est basé sur les soit-disants travaux scientifiques d’un « hurluberlu » dont le nom a fort heureusement eu la délicatesse de ne pas passer à la postérité , qui dans les années 1920 , après avoir « estimé » le QI de Mozart , de Goethe et de quelques autres illustres disparus , décida d’attribuer 160 à Einstein !

 

 

Si effectivement , il est juste de dire que le savant avait incontestablement une capacité cérébrale très supérieure à la moyenne , il est donc raisonnablement impossible de lui attribuer une valeur formelle !

 

A sa mort , malgré sa volonté de ne pas être abandonné aux bistouris des légistes , l’un d’entre-eux jugea cependant « utile » de  prélever  ses yeux et son cerveau .

 


Après de longs et successifs « charcutages » effectués par des « charognards » se prévalant « Scientifiques » , le cerveau du génie ne révéla aucun secret !

 

 

Comme l’a lui-même écrit le grand Albert :

 


« Le sentiment de Mystère est le plus beau qu’il nous soit donné d’éprouver . Il est la source de tout Art et de toute Science véritable »

 

 

Bien amicalement ! »

 

Electron libre 

 

Le tout, qui plus est, illustré par ces photos.

 

electron 30 04 15

 

 

electron 30 04 151

 

 

electron 30 04 152

 

 

electron 30 04 153

 

 

 




Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.


» Se connecter / S'enregistrer