Autres journaux :


jeudi 16 août 2012 à 20:21

Carnet de voyage

Kinnarodden – Saint-Vallier : le long retour



 

De belles rencontres humaines

jusqu’au bout…

 

Florian Gomet a quitté la Saône-et-Loire mi-juin. Direction le Kinnarodden et la Norvège, soit une traversée du pays de deux mois à pied et en vélo (plus d’explications ici) ! Tout au long de son péril, nous vous avons fait partager le quotidien de ce globe-trotter originaire du bassin minier, de Saint-Vallier, et domicilié à Montmelard, avec des photos et quelques mots de cet aventurier qui n’en est pas à son coup d’essai. L’occasion de voyager avec lui et découvrir des paysages magnifiques.

L’aventure s’est terminée hier, 15 août… Retrouvez ici son dernier récit !

 

 

 

 

« Après avoir signalé à l’office du tourisme que je suis sain et sauf, l’auto-stop pour traverser l’arctique dans l’autre sens peut démarrer. Il me faudra trois jours et dix voitures pour admirer 1 200 km de rivages, de forêts et de fjords sur un itinéraire différent de celui de l’aller.

Même s’il ne passe que quelques voitures à l’heure, le stop fonctionne bien par ici.Lors des pauses (les trajets sont longs), ce sont mes hôtes qui le plus souvent m’offrent un café, une glace, un repas ou même le ferry. Une fois encore, je suis agréablement surpris par la chaleur humaine des Norvégiens. J’en profite pour les interroger sur leur pays afin de mieux le comprendre et de trouver des réponses aux questions restées en suspens.

 

 

Des paysages et des Hommes

 

 

Voici les détails d’une journée hors norme qui illustre que les conquêtes géographiques vont de pair avec les conquêtes humaines :

 

En ce premier jour du retour, une famille m’embarque pour quelques dizaines de kilomètres de « transport en commun » où la bonne humeur règne en maître. Apprenant que je viens d’avoir un an de plus aujourd’hui, ils m’invitent dans leur maison de campagne pour fêter l’événement. Une bouteille de mousseux (locale) est ouverte et je déguste des mûres arctiques avec de la crème, du sucre et des glaces : c’est un régal. Surtout après deux mois de pâtes… Ils n’ont ni Internet ni télé (avec pourtant trois enfants), nous sommes sur la même longueur d’ondes ! Très instruits sur la nature locale et l’histoire de son pays, je les harcèle de questions. Finalement, je suis invité pour le dîner et pour dormir.

Le lendemain, j’aurai même droit à une visite guidée dans la forêt de pins la plus septentrionale du monde, agrémentée par une dégustation de toutes les baies dont elle regorge. Passionné par tout ce qui touche de près ou de loin à la relation étroite entre l’homme et la nature, toutes les informations qui me sont données sont gravées systématiquement dans ma mémoire. Il me faut pourtant les quitter, ma route est encore longue.

 

 

Retour à la dure réalité !

 

 

Je récupère mon vélo à Mo i Rana, il devient alors difficile de continuer le stop avec ce bagage supplémentaire. Je décide donc de prendre le train. C’est alors que les choses se compliquent, mettant à rude épreuve mes nerfs. N’ayant pas pu réserver ma place à l’avance, il me faut payer 2 à 3 fois le prix normal, quand on veut bien me laisser monter avec le vélo (ce ne sont pas tous les trains qui les acceptent). J’essaye d’obtenir une dérogation en expliquant ma situation, mais les contrôleurs sont intransigeants. Je  patiente pendant  des heures et les nuits sur le trottoir devant le hall fermé des gares sont interminables.

Quatre jours durant, j’enchaîne les trains, l’avion puis les trains. Après toutes ces épreuves passées en solitaire dans les grands espaces, celle de la civilisation est la pire !

 

Je finis par arriver à la gare du Creusot le 15 août où mes parents m’attendent. Je peux enfin poser mes bagages. C’est avec joie que je retrouve les visages et les paysages familiers. »

 

 

 

 



Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.


» Se connecter / S'enregistrer