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samedi 25 août 2012 à 14:04

Carnet de voyage

De Montmelard à Kinnarodden : les souvenirs de Florian Gomet



 

Après deux mois de voyage (lire ici), Florian Gomet est rentré en Saône-et-Loire mercredi dernier. Destination Kirmadonnen atteinte ! Dans les temps qui plus est.
S’il nous a fait suivre son périple et découvrir de nouveaux horizons semaine après semaine, il trace aujourd’hui, à chaud, un petit bilan de son voyage. Ses plus beaux moments, ses plus mauvais souvenirs… Le pire comme le meilleur, c’est ici…

 

 

 

 

Macon news : Qu’est-ce que vous vous êtes dit une fois arrivé au bout de ce périple ?

 

Florian Gomet : Merci ! Tout simplement. Merci à la vie de m’avoir laissé surmonter tous les obstacles pour que je puisse réaliser un rêve. Ensuite, mes pensées se sont vite tournées vers l’avenir.

 

 

M. N. : Cette aventure a-t-elle été plus difficile que vous l’aviez imaginée ?

 

F. G. : Excepté la partie vélo, tout a été plus dur que prévu. Si j’ai malgré tout terminé dans les temps, deux mois exactement, c’est que je sais par expérience que les expéditions sont toujours plus difficiles que prévu. C’est ce qui permet de se surpasser.

 

 

M. N. : Votre pire souvenir ?

 

F. G. : Sans hésitation les moustiques. J’étais mal équipé au niveau de mes vêtements : le pantalon était trop fin et je n’avais pas de veste (simplement) coupe-vent. Cela m’aurait tenu moins chaud qu’une veste étanche, m’épargnant ainsi de nombreux désagréments.

 

 

M. N. : Avez-vous parfois eu peur ?

 

F. G. : J’ai eu très peur lors de la semaine où il m’a fallu marcher avec des douleurs permanentes aux jambes. Je pensais que mon corps n’était pas à la hauteur de mes rêves. Mon avenir s’est alors assombri…

 

 

M. N. : Le plus beau paysage que vous ayez rencontré ?

 

F. G. : Impossible de répondre ! Il y a trop de merveilles pour les comparer. En revanche, il arrive que le paysage soit un spectacle de désolation quand tout n’est que pluie, eau et végétation morte. C’est cela l’Arctique : le pire et le meilleur se côtoient.

 

 

M. N. : Vos plus belles rencontres ?

 

F. G. : Avec Paulus, un randonneur hollandais aguerri par de très nombreux voyages, j’ai beaucoup appris à son contact. Et puis, il y a aussi cette merveilleuse famille avec qui j’ai fêté mon anniversaire lors du retour.

 

 

M. N. : Que retenez-vous à chaud de ce genre de périple ?

 

F. G. : Un tas d’enseignements pour le prochain voyage. Voilà pour le côté pratique. Du côté philosophique, j’ai appris qu’accepter certaines souffrances permettait d’ouvrir de nouveaux horizons.

 

 

M. N. : Pensez-vous déjà à repartir ?

 

F. G. : Bien sûr, mais ce n’est pas pour demain. J’ai besoin de deux ans de préparation pour la prochaine expédition. En attendant, je voyagerai dans ma tête !

 

 

 

Propos recueillis pas Delphine CRESSON

 

 

Vous pouvez retrouver tout le voyage de Florian Gomet en parcourant son site internet www.cap-au-nord.com/

 

 

 

 



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