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lundi 1 juin 2020 à 06:30

Détente – En avant la musique… Des vinyles en liberté ! Un abécédaire en musique

La lettre «M» : acte 2....





 

Une lettre par jour, à chaque jour sa lettre, …. à chaque jour son lot de musiques…

L’abécédaire est lancé tel un vaisseau fougueux… Plus rien ne s’oppose à ce qu’il prenne sa vitesse de croisière !

 

La lettre « M » : 2ème arrivage…

 

Le menu du jour :  Pierre Moerlen’s Gong, Claude Marti, Stephan Micus, Gérard Manset, Joseph Morana, Mama Béa et Jonny Mac Laughlin

 

 

→ M comme Pierre Moerlen’s Gong

Suite au départ de Daevid Allen, fondateur du groupe Gong en 1967, Pierre Moerlen (né le 23 octobre 1952 à Colmar) se retrouve à la tête du vaisseau rock progressif.

Le batteur et percussionniste s’entoure de Mireille Bauer, de son frère Benoît Moerlen (percussions), de l’Américain Hansford Rowe (basse) et François Causse (congas).

L’album « Downwind » en février 1979 acte la naissance du Pierre Moerlen’s Gong, dédié aux percussions et évoluant en terrain jazz rock avec des invités prestigieux : Mike Oldfield (guitare et cordes), Didier Malherbe (occasionnellement au saxophone), Didier Lockwood (violon), Steve Winwood (claviers) et le guitariste Mick Taylor, libéré de The Rolling Stones. L’album suivant « Time Is the Key » sera plus orienté pop rock.

 

Le label Arista publie ensuite un Pierre Moerlen’s Gong Live en 1980 et un dernier album studio, « Leave It Open », où officient François Causse, Hansford Rowe, Charlie Mariano (saxophone), Brian Holloway et Bon Lozaga (guitares).

Après un silence de plusieurs années, le Pierre Moerlen’s Gong renaît en 2002 pour une tournée et l’enregistrement à Saint-Petersbourg de l’ultime album  « Pentanine » en 2005.

Pierre Moerlen’s meurt peu après, le 3 mai 2005, d’une cause indéterminée.

Depuis plusieurs années, une poignée de musiciens passionnés poursuivent l’héritage de Pierre Moerlen et recréent son groupe. Le Pierre Moerlen’s Gong est reconstitué autour de Sébastien Kohler (guitare), Marc-Antoine Schmitt (basse) et des percussionnistes Matias Canobra (vibraphone), Daniel Bunzli (percussions) et Samuel Klein (batterie).

Le quintette entre en studio pour donner une suite discographique à l’oeuvre. Les dernières compositions inédites ainsi que d’autres originales jouées dans un style similaire constituent l’ossature de l’album « Tribute » sorti en 2010.

 

°°°«Leave It Open»

«Leave It Open » est le 5ème album studio du Pierre Moerlen’s Gong, sorti en 1980.

https://www.youtube.com/watch?v=VuIYHAwx3Cw

 

 

→ M comme Marti

Claude Marti-Salazar, Martí à la scène, né le 6 mars 1940 à Carcassonne, est un chanteurpoèteromancier et essayiste français de langue occitane, qui a aussi été  instituteur.

Occitan aux racines catalanes et aragonaises, Martí porte en lui la mémoire de ces pays du sud qui ont les Pyrénées pour horizon. Il a été l’un des premiers chanteurs engagés en langue occitane. Sa popularité, née avec les évènements de mai 68 et tout le mouvement de retour à la terre comme «Gardarem lo Larzac » ou l’Institut d’études occitanes, reste très vivace car il est, pour beaucoup de militants occitanistes actuels, celui qui éveilla leur conscience régionaliste.

C’est d’ailleurs lors d’un Festival off d’Avignon, qu’un autre chanteur, Mauris Sgaravizzi, fait sa rencontre et a le déclic pour la langue occitane.

Débutant seul avec sa guitare sur scène, il est accompagné depuis le début des années 1980 par Gérard Pansanel à la guitare, Pierre Peyras à la contrebasse, Patrice Héral aux percussions, et des invités comme Michel Marre à la trompette et Lionel Suarez à l’accordéon.

Il vit à Couffoulens dans le massif des Corbières, où il fut instituteur de 1971 à 1998

 

°°°« Lo Pais que vol Viure   »

https://www.youtube.com/watch?v=RgdYFTCgXNw

 

 

→ M comme Stephan Micus

Stephan Micus né en 1953 est un compositeur et musicien allemand travaillant essentiellement sur des instruments traditionnels de toutes les régions du monde. Bavarois marié à une Japonaise, il n’hésite pas à réunir la cithare et le shakuhachi, entre autres. Voyageur infatigable, il parcourt le monde en quête de sons et d’instruments, prenant le temps d’en apprendre les secrets. Guitariste classique de formation, il maîtrise néanmoins bien des instruments qui en sont fort éloignés, tels les flûtes, les percussions, les vielles et autres luths exotiques. C’est également un bon chanteur, et il a inventé une langue personnelle pour s’exprimer.

 

Créateur solitaire et discret (à la manière de Gérard Manset), il se produit rarement en concert et joue tous les instruments sur ses disques. Il joue aussi beaucoup avec les techniques d’enregistrements multi-pistes, qui lui permettent des créations particulières, où il compose des chœurs à 22 voix – tout seul ! Bien qu’appartenant au mouvement des musiques du monde (world-music), ses œuvres et ses expérimentations rejoignent parfois celles des compositeurs classiques contemporains

Certaines de ses compositions ont servi de support à des chorégraphies et sont utilisées en relaxation.

 

°°°«Wings Over Water  »

https://www.deezer.com/fr/album/212203

 

 

→ M comme Gérard Manset 

 

Gérard Manset occupe une place particulière dans le paysage de la chanson française  et de la musique en général : talentueux, mystérieux et réfractaire, il lance un regard particulier sur le monde, sa décrépitude et sa beauté, sa misère et sa richesse, …

 

Avec Manset, c’est une relation particulière : les mots, la musique, le son Manset font écho d’une manière assez unique : des effluves qui t’arrivent à chaque fois et te balaient le corps et l’esprit.

C’est le voyage assuré sans risque de contamination ni de trous d’air…

Manset a l’exigence du voyageur  et du compositeur solitaire.

Une biographie complète  en suivant le lien :  https://musique.rfi.fr/artiste/chanson/gerard-manset

°°°« Royaume de Siam », 1979

« Royaume de Siam » est le septième album de Gérard Manset.

 Paroles, musiques, arrangements et orchestrations sont signés Gérard Manset.

Sa pochette  est une des rares où figure une photo sur laquelle l’artiste apparaît de face, sans floutage ni masquage de son visage. Cette édition originale comporte 8 titres.

 

Après plusieurs albums plutôt introspectifs, cet album est plus ouvert sur le monde, en particulier sur l’Asie. Manset livre les souvenirs empreints de calme et de sérénité qu’il a rapportés de ses nombreux voyages.

 

Dans une interview publiée dans la revue Paroles et Musique de novembre 1983, Manset déclare à propos de cet album : « De tous mes disques, c’est Royaume de Siam que je préfère parce que c’est le seul qui correspond à ce que je devrais montrer ou être (…) Rien à reprendre, rien à retoucher. À la fois la maquette et le produit fini. »

https://www.youtube.com/watch?v=6tL47lh25Wg

« Est ce Ainsi Que Les Hommes Meurent »: https://www.youtube.com/watch?v=3HCrIZ6gwFs

 

°°°« Comme un guerrier», 1982

 Cet album s’appelle « Comme Un Guerrier », même si son titre officiel semble être, en réalité, « Comme Un Guerrier/L’Enfant Qui Vole »

 https://www.youtube.com/watch?v=XgTv6fiYPkY

 

 

°°°« Prisonnier de l’Inutile», 1985

Un des albums les plus aventureux de de compositeur solitaire. Plusieurs chansons parlent de l’Asie, continent qui l’a très fortement marqué, des souvenirs de voyages, dans le même esprit que la chanson-titre de l’album « Royaume De Siam »

« Prisonnier de l’inutile » : https://www.youtube.com/watch?v=eNAAJ-yFfU0

 

 

→ M comme Joseph Morana

Auteur, compositeur, interprète, J. Morana vit en France. Avec son comparse Jean-Marc Le Bihan mène à Bruxelles le combat pour la chanson de rue. En 1981, il s’offre le Cirque Royal. Il a enregistré deux albums : « on ne peut pas vivre sans tendresse » et « les rêves blancs » en 1983.

On dirait de ces titres des chansons, des textes réalistes, des cicatrices ouvertes sur le monde d’où s’épanche une amertume infinie.

 

°°°«On ne peut pas vivre sans tendresse », 1980

Voici ce que dit Joseph Morana à la sortie de son premier album :

« Pour certains, il  sera une petite déception, vu que l’enregistrement n’est pas celui du Cirque Royal. Pour d’autres, il sera une surprise agréable, enfin, je l’espère.

Pour moi, il est l’aboutissement d’un instant de vie ; mes espérances, mes révoltes,  joies et peines. Quelque chose de gravé à vie. Un enfantement. J’y laisse à l’intérieur des cicatrices, des douleurs car les mots et la musique ne sont pas faciles. Ils se déchirent dans ma gorge et mes tripes entre mmon souffle et le tempo. La chanson est pour moi une action sociale, une lutte contre certaines absurdités de ce monde… »

 

pas d’extrait disponible….

 

→ M comme Mama Béa

 Mama Béa, dite aussi Mama Béa Tékielski, de son vrai nom Béatrice Tékielski, née le 23 août 1948 à Avignon, est  auteure, compositrice, interprète.

Elle a croisé la poésie de la rive gauche avec une musique qui devait beaucoup au blues et au rock. Avec son amie Colette Magny elle a été une des grande voix de ce qu’on appelait la “contestation” en s’accompagnant à la guitare, sèche ou électrique.

Mama Béa, avec sa voix forte, profonde, rauque et fluide à la fois, et ses textes rebelles et déchirants a marqué le rock français de la fin des années 1970.  Puis, les grands média ont peu à peu marginalisé sa révolte et sa puissance vocale, ses mots âpres… Les anthologies “mai 68” l’ont généralement gommée.

Certains l’ont qualifiée de Janis Joplin française.

Maîtrisant les subtilités des studios d’enregistrement, Mama Béa devint également  une bête de scène, entre rock et chanson française.

 

Reconnue parmi les plus grandes, Claude Lelouch la sollicita pour l’enregistrement de la BO du film Edith et Marcel (1983). Mama Béa Tékielski interprèta certaines chansons d’Edith Piaf et des titres de Francis Lai ou de Charles Aznavour.

 

Admiratrice de Léo Ferré depuis toujours, Mama Béa avait déjà participé à un hommage collectif en interprétant Les Anarchistes sur le disque La fête à Ferré (1987).

Huit ans après, elle adapta douze de ses chansons pour l’album Du côté de chez Léo (1995)

 

 

°°° «Il faudrait rallumer la lumière dans ce maudit compartiment », 1977

Avec des titres musclés et souvent poignants, cet album est résolument rock, toujours aussi (d)étonnant sur des textes d’une rare précision. Elle s’interroge sur le monde dans lequel elle vit et dont elle ne comprend pas le sens de la violence qui y règne.

Des interrogations sur la Vie orchestrées façon Mama Béa.

Un étrange mélange de rock, de groove, de blues qui souligne cette voix chaude, rauque et perçante à la fois.

« La clé » :http://stephanesaubole.over-blog.com/2018/03/les-cris-de-mama-bea.html

« La fenetre » : https://www.youtube.com/watch?v=fdSrXH2ol4Q

 

 

°°° « Le Chaos » , 1979

Le Chaos est le cinquième album de Mama Béa.

 

Cet album débute avec « Le chaos », une virée de 14 minutes qui donne le ton de cet album : un son plus percutant qui reste fidèle et enveloppe totalement l’univers de Mama Béa.

 Prenant pour prétexte le thème de l’évolution, elle frappe tout azimut sur les travers de l’humanité allant jusqu’à scander la déclaration des droits de l’homme avec rage et violence.

«Le chaos » : http://stephanesaubole.over-blog.com/2018/03/les-cris-de-mama-bea.html

 

 

 

 

→ M comme Johnny Mac Laughlin 

John McLaughlin , dit Mahavishnu John McLaughlin, est un guitariste anglais né en 1942.

Il commence sa carrière de musicien professionnel au sein des formations de Duffy Power, Graham Bond et Georgie Fame, qui jouent principalement du rythm and blues. John enregistre son premier album, « Extrapolation », en 1969, un album de jazz où McLaughlin présente déjà une certaine originalité en tant que compositeur.

Il a collaboré et enregistré avec de nombreux musiciens de renom et a participé à de superbes rencontres et aventures musicales : Miles Davis, Bowie, Jeff Beck, les Stones, Santana, …

L’enregistrement de l’album « In a silent » de Miles Davis marque un tournant dans sa carrière. Il devient un acteur essentiel du jazz- rock  naissant, dans lequel il joue un rôle considérable.

En mars 1969, il rencontre Jimi Hendrix lors d’une jam session.

Il forme le Mahavishnu Orchestra au début des années 1970 qui sortira deux albums classiques du jazz rock : « The Inner Mounting Flame » et « Birds Of Fire »

En 1974, Jean-Luc Ponty au violon rejoint le groupe.

 

En 1981, un trio réunit les guitaristes John Mac Laughlin, Al Di Méola et Paco de Lucia, enregistré à l’issue d’une tournée mondiale :  un immense succès commercial où les trois hommes rivalisent de virtuosité technique. Absolument fantastique !

 

 

°°°«Electric Guitarist »

«Electric Guitarist » est le quatrième album solo du guitariste de jazz anglais John McLaughlin, sorti en vinyle en  1978, une sorte de résumé de sa carrière.

 De nombreux musiciens  de renom participent à cet album, tels que  Stanley Clarke, Santana, Patrice Rushen, Chick Corea, Billy Cobham, …

L’album se conclut par une version calme en solo du standard « My Foolish Heart», qui tranche avec  l’énergie et le modernisme du reste de l’album. 

https://www.youtube.com/watch?v=ksAQnNyhgV8

 

J.L Pradines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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