Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Communiqué :
« Dans le cadre de l’examen du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, le député Aurélien Dutremble a déposé une série d’amendements pour défendre une ligne claire : remettre les agriculteurs français au cœur de la politique alimentaire.
Auteur de la proposition de loi visant à renforcer la part de produits agricoles locaux dans la restauration collective publique, déposée en novembre 2025, le parlementaire porte depuis plusieurs mois une vision cohérente : faire de la commande publique un levier au service de la production française.
« Depuis novembre 2025, je défends une mesure simple : utiliser l’argent public pour faire travailler nos agriculteurs. Aujourd’hui, le gouvernement propose l’inverse », rappelle Aurélien Dutremble.
Pour le député de l’Autunois-Morvan, le projet de loi actuellement débattu est profondément insuffisant et ne répond pas à l’objectif affiché de souveraineté.
« On parle de souveraineté, mais dans les faits, on organise la mise en concurrence de nos agriculteurs avec toute l’Europe. Ce n’est pas de la protection, c’est l’inverse », dénonce-t-il.
Au cœur des amendements déposés figure une proposition forte : instaurer un objectif de 80 % de produits d’origine française dans la restauration collective publique. Cette mesure vise à garantir des débouchés aux agriculteurs français, relocaliser l’alimentation et orienter l’argent public vers la production nationale.
« L’argent public doit d’abord servir à faire travailler nos agriculteurs. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Il faut remettre du bon sens. »
« Est-ce qu’on veut continuer à servir dans nos cantines de la viande étrangère, ou enfin soutenir nos producteurs ? La question est simple. »
Le député a également défendu plusieurs amendements visant à renforcer les circuits courts, les productions locales et l’approvisionnement de proximité.
« On peut parfaitement privilégier le local, les circuits courts, la proximité… il suffit d’en avoir la volonté politique. »
« Refuser ces amendements, ce n’est pas une contrainte juridique. C’est un choix : celui de ne pas soutenir nos agriculteurs. »
Pour Aurélien Dutremble, le débat dépasse désormais le cadre technique du texte.
« Soit on continue à dépendre des importations, soit on décide enfin de produire, transformer et consommer français. »
Par ses propositions, le député entend imposer une alternative claire : celle d’une souveraineté alimentaire réelle, construite autour des agriculteurs français et des terroirs. »
Aurélien DUTREMBLE, député RN de Saône-et-Loire



