Paray-le-Monial : Portrait

Mélanie Marcaud, 29 ans, originaire de Paray-le-Monial et ayant grandi à Varennes-Saint-Germain, vit aujourd’hui en Haute-Savoie. Et elle s’apprête à réaliser un rêve qu’elle porte depuis l’enfance : rejoindre le dispositif amont E. Leclerc pour distribuer les iconiques tee-shirts à pois et les goodies au public, juste avant le passage de la caravane du Tour de France.
Pour elle, cette aventure a un parfum de souvenirs précieux. Petite, elle attendait le Tour avec ses grands-parents, assise dans l’herbe dès l’aube, impatiente de voir surgir la caravane et les coureurs.
Retenue pour ce drôle de job
L’histoire prend un tournant en janvier dernier. Mélanie décide de tenter sa chance et postule pour « le job ». En février, elle passe un entretien en visioconférence. La sélection est exigeante, mais la jeune femme coche toutes les cases : dynamique, conviviale, courageuse, sportive, capable de s’adapter à toutes les situations.
En avril, la nouvelle tombe : elle est retenue. Elle fera partie de l’équipe chargée d’annoncer l’arrivée de la caravane, un rôle qu’elle espérait depuis longtemps.
« Il y avait tellement d’années que je voulais le faire ! Seulement, il fallait avoir quatre ans de permis de conduire. Ce que je n’avais pas à l’âge de 19 ans… », sourit-elle.
Un rêve d’enfant qui s’accomplit
Pour Mélanie, c’est bien plus qu’un job d’été : c’est l’accomplissement d’un rêve d’enfant, un retour aux émotions d’autrefois, et le début d’une aventure qu’elle attendait depuis toujours.
Mélanie est d’autant plus fière de représenter E. Leclerc que l’enseigne fait partie de son histoire familiale. Sa maman y a travaillé de nombreuses années comme chef comptable, un lien qui rend cette aventure encore plus symbolique pour elle.
Départ du Tour en Espagne
Le 30 juin prochain, et jusqu’au 26 juillet, Mélanie quittera Clermont-Ferrand pour rejoindre, avec d’autres membres du dispositif, le départ du Tour en Espagne. Une perspective qui la remplit d’enthousiasme.
« Nous y allons tous frais payés, nous allons découvrir de merveilleux paysages, faire de belles rencontres aussi », confie-t-elle, déjà impatiente de vivre cette immersion unique, au cœur de l’un des événements les plus populaires de France.
Et ce, même si Mélanie a l’habitude de voyager et même de barouder. Auxiliaire de puériculture de formation, elle a travaillé en crèche puis au Club Med. Malgré son jeune âge, elle a déjà « bien roulé sa bosse » : elle a exercé pas moins de 31 métiers. « En Australie, je changeais de métier tous les trois mois » déclare-t-elle.
En effet, son parcours l’a menée jusqu’en Australie, où elle a vécu quatre ans. Là-bas, elle a été pêcheuse de crevettes en mer, sur un voilier à Sydney, face à l’Opera House. Une expérience vécue en pleine pandémie.
Elle a aussi organisé des mariages, montant sur un escabeau pour servir le champagne en fontaine dans des coupes, travaillé dans un ranch, participé à des fouilles sur un site archéologique, et même guidé des voyageurs pendant quinze jours dans le désert australien.
Sortir de sa zone de confort
Sportive dans l’âme, Mélanie cultive une véritable passion pour l’aventure sous toutes ses formes. Escalade, alpinisme, natation, trapèze, tissus aériens, cerceau… elle aime tester, apprendre, progresser, repousser ses limites. Rien ne lui plaît davantage que de se confronter à l’inconnu et de sortir de sa zone de confort.
Baroudeuse un jour, baroudeuse toujours
Grande voyageuse, elle nourrit aussi un goût profond pour la découverte des cultures locales. Partout où elle pose son sac, elle cherche l’immersion, les rencontres authentiques, les expériences qui transforment. Une curiosité insatiable qui l’a déjà menée aux quatre coins du monde et qui continue de guider chacun de ses choix.
Des qualités génétiques, puisque la sœur de Mélanie, Louise Marcaud est une créatrice engagée, à Paris, qui révèle la force et la singularité des femmes à travers des pièces uniques, structurées et poétiques, conçues à la main dans son atelier à Paris.
Et Louise partage bien plus que la fibre artistique avec sa sœur : elle est elle aussi une jeune femme sportive, déterminée, admirative du parcours de Mélanie, une admiration réciproque. Entre elles, une complicité évidente, faite de respect, d’encouragements et d’une énergie commune qui semble porter chacune vers ses propres sommets.
Pour Mélanie, cette aventure au cœur du Tour de France n’est pas seulement une parenthèse estivale : c’est l’accomplissement d’un rêve d’enfant, un retour aux émotions fondatrices qui l’ont façonnée, et une nouvelle étape dans une vie menée avec passion, audace et curiosité.
Distribuer les tee-shirts à pois, annoncer la caravane, parcourir les routes du Tour… autant de moments qu’elle s’apprête à vivre avec l’enthousiasme qui la caractérise. Une expérience à son image : intense, humaine, vibrante. Et qui, sans aucun doute, viendra s’ajouter à la longue liste de souvenirs qui nourrissent son goût du monde, du mouvement et de la liberté.
Ouf ! Pas de 2CV rouge à carreaux pour Mélanie
Et qu’on se rassure : même si Mélanie va vivre le Tour de France de l’intérieur, elle ne roulera pas dans la célèbre voiture Cochonou. Pas de 2CV rouge à carreaux pour elle, mais l’aventure n’en sera pas moins savoureuse.
Nelly Desplanches















