Montceau-les-Mines

Le commissaire Pierre-Alexandre Gelas a été officiellement installé dans ses fonctions le 7 juillet 2026 à la tête du commissariat de Montceau-les-mines.
Au cours d’un point presse, ce mercredi 21 juillet, il a exposé son parcours et précisé sa manière d’appréhender son rôle dans sa nouvelle fonction.
Quel est votre parcours ?
Son parcours est déjà bien fourni. En effet, il est entré dans la police en 2001, dans une brigade de sécurisation dans les réseaux ferrés à Paris, de la sécurité publique. Après deux ans, il officie à la police aux frontières : lutte contre le trafic de migrants, d’armes, stups, …, jusqu’en 2010. « On a réussi de belles affaires avec des équipes engagées ».
Il poursuit avec une prise de responsabilité au sein de la police aux frontières avec une direction centrale.
« La police nationale offre une multitude de métiers. L’éventail est riche, varié ».
Il assure un rôle européen de représentation avec Frontex : contrôle aux frontières, l’automatisation, le volet technique puis sujet technologique en 2015 : remise à jour des fichiers suite aux attentats pour les services de renseignements.
« Il s’agissait de moderniser les systèmes, jusqu’en 2018 ».
Puis, l’envie de renouer avec le judiciaire se manifeste. Il intègre un poste au Sénégal pour 4 ans pour créer une division DNLT ( Division Nationale de Lutte contre le Trafic des migrants).
Une nouvelle affectation, ASI (Attaché de Sécurité Intérieure) en Hongrie, un poste diplomatique pour une coopération opérationnelle et technique
Enfin, la décision de passer le concours interne de commissaire. Reçu, il intègre l’école supérieure de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or dans le département du Rhône pour une sortie en juin 2026.
Pourquoi avoir choisi Montceau-les-mines ?
« Ma famille est sur Lyon. Je loge à proximité du commissariat. Je suis venu en stage à Montceau pour prendre le pouls du site montcellien.
Montceau était mon choix. Le site est un commissariat à taille humaine avec un effectif total de 67 personnes avec tous les services : police secours, le judiciaire, le groupe civil, …
Quels sont vos objectifs ?
« On sort de l’école, on a de grands axes. On découvre sur le terrain son service.
On doit décliner les instructions nationales en tenant compte des problématiques locales.
On est actif sur les VHSS (violences et harcèlements sexistes et sexuels), les VIF (Violences intra familiales).
Une autre priorité demeure le sujet des stupéfiants à laquelle il faut rajouter les vols par effraction et la criminalité du quotidien.
Mon rôle est de manager les équipes et de mettre en place des politiques nationales en tenant compte du contexte local.
La circonscription s’étend sur les 4 communes du bassin : Blanzy, Montceau-les-mines, Saint-Vallier et Sanvignes.
« Nous sommes un service public, ouvert 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, nuit et jour.
Je peux compter sur des équipes investies, motivées et efficaces : 1 commissaire, 1 commandant, 6 agents, 26 police secours, 23 policiers civils, les gradés – fonctions support 10 soit un effectif total de 67 où chacun a son rôle.
Au niveau des effectifs, il ne faudrait que l’on fonctionne à moins entre les départs à la retraite, la réserve opérationnelle.
Mais je directeur départemental de la Police Nationale de Saône-et-Loire, Éric Debeugny, est à l’écoute et aura une oreille attentive à nos besoins en effectifs.
Après 3 semaines, quelles sont vos impressions ?
« on a déjà bien oeuvré. Je ne suis pas dans l’étonnement dans la prise en compte du fonctionnement. Je travaille avec des agents présents, volontaires qui ont besoin d’être accompagnés, soutenus. Je n’ai pas encore une vision globale de toutes les tâches qui m’incombent.
J’ai rencontré les maires de Montceau-les-mines, de Saint-Vallier. Il me reste à visiter ceux de Blanzy et Sanvignes. Le réseau partenarial est primordial. Les succès sont collectifs.
La période de sécheresse impose à chaque incendie, d’avoir un équipage qui se rende sur les lieux.
J.L Pradines



